Monday, November 09, 2009

Thursday, October 15, 2009

بقلم دنيا

Thursday, June 25, 2009

من بلاد كتلونيا





Friday, May 01, 2009

ismak

Tuesday, April 07, 2009

رسومات أخرى






Wednesday, March 11, 2009

رسمة 3


Monday, March 09, 2009

رسمة 2


Thursday, March 05, 2009

رسمة 1

Monday, January 12, 2009

Friday, August 29, 2008

juste demain

je veux bien pouvoir songer au lendemain, sans me soucier des heures que j'aurais à passer à consoler les âmes qui s'isolent sous leurs plafonds; à désarmer d'autres qui me lachent leurs hormones en se cachant derrière des larmes nocturnes; à ronger mes ongles entre les soupirs de quelques uns qui se taisent en exfoliant de l'énergie négative; à fermer les yeux et bien écouté les peines de ceux qui se lassent de la vie en travaillant sur d'autres projets.
je veux bien pouvoir dormir, sans avoir peur des cauchemars que je pourrais avoir, influencée par ce fardeau de tristesse et de stress qui m'entoure et me hante. et cette chaleur.
j'aimerais bien pouvoir me réveiller et me lever, sans avoir à me retourner des milliers de fois sous mes draps, à me dire qu'aujourd'hui serait moins pénible, et puis avoir mes idées interrompues par un coup de fil journalier insensé.
je serais reconnaissante aux gens qui me permettrait de poser mes questions existentielles et métaphysiques sans me taire ou essayer de répondre; me laisser m'écouter sans me laisser y penser seule.
je veux bien avoir à ne rien faire, pour ne pas songer au lendemain. mais même en ne faisant rien, j'y songe. mais pas plus loin.

Friday, July 18, 2008

Tuesday, July 15, 2008

floating in silence



كحّلت عيوني لأخبئ تراسبات ليالي لم أغمض خلالها جفنيّ لحظة.
كحّلتهم لعلّني مرّيت أمام مرآة أو صديق.
كحّلتهم كي أمنع نفسي البكاء.
كحّلتهم كي لا أنسى أنني إمرأة.
كحّلتهم حسناً.
وباطن المعدة

Sunday, May 25, 2008

le drap rose

Monday, May 12, 2008

نفس

ذهبت أفكر بعمق حياة لم اطلب وجودها أو وجودي بها
فشردت أفكاري بعمق قبلة تتالت لمسة وإبتسامة
بأحلام مناظر عديدة لغروب الشمس نفسها
المشهد نفسه
من أماكن مختلفة

Wednesday, May 07, 2008

silence

















une journée mouvementée débouchant en une soirée silencieuse.
cela me perturbe. cela me fait peur.
il n'y a aucun son. aucune trace.
rien que les repercussions de mes pensées aux sons de la musique que j'écoute en silence...

Saturday, May 03, 2008

lamentation de l'amante

je gesticule entre des coups de vents. des coups de têtes. des coups. des cous. des cassures qui me premettent de m'infiltrer d'un coup. je gesticule.

Thursday, April 24, 2008

اليوم

تصارعت مع نفسي ضدّ عقارب ساعةٍ
متأملة بصباحٍ مشمس.
كانت الشمس.
فكان النهار.
ثم كنت أنا
بأقلّ قدراتي الجسديّة والعقليّة
فأستيقظت...
لم يكن لي سبب لأفيق.
لا موعد ولا شيء من هذا النوع.
لكننّي شئمت من كثرة النوم.
إشتقت للنور
فها هو
وها أن
أردت الصباح.
فكان.
وكان النهار.
طويل.
ممل.
كالبارحة

Sunday, April 20, 2008


















tu me manques...

Friday, April 18, 2008

mur en poussière

je veux bien construire un mur entre nous, mais il sera de poussière. rien de concret. rien de solide. il se balancera souvent avec le vent. le printemps s'annonce hésitant d'ailleurs...
un obstacle qui ne peut s'auto-détruire, mais que s'auto-construire en douceur, en douleur. instable. incompréhensible. des particules en mouvement qui bloqueront les vagues de passion, mais laisseront s'infiltrer les sensations...
et c'est dommage que toute cette poussière, construise un mur, alors qu'on peut en faire un toit....

Tuesday, April 15, 2008

























s'évaporer quand le temps s'arrête
disparaitre...

Monday, March 31, 2008

أحلم بأن أنام

الشوق أتعب جفني
وانتقل النوم إلى غرفة أخرى
أصبحت وحدي
مع أفكاري
فرافق
القمر ليلي
وترك الغيم أسود
يظللّ فؤادي
فيظلّ فؤادي

Thursday, March 27, 2008

لا أنام لأحلم

لا أَنام لأحلم قالت لَه

بل أَنام لأنساكَ. ما أطيب النوم وحدي

بلا صَخَب في الحرير، اَبتعدْ لأراكَ

وحيدا هناك، تفكٌِر بي حين أَنساكَ

لا شيء يوجعني في غيابكَ

لا الليل يخمش صدري ولاشفتاكَ...

نام علي جسدي كاملا كاملا

لا شريك له،

لا يداك تشقَّان ثوبي، ولا قدماكَ

تَدقَّان قلبي كبنْدقَة عندما تغلق الباب

لاشيء ينقصني في غيابك:

نهدايَ لي. سرَّتي. نَمَشي. شامتي،

ويدايَ وساقايَ لي. كلّ ما فيَّ لي

ولك الصّوَر المشتهاة، فخذْها

لتؤنس منفاكَ، واَرفع رؤاك كَنَخْب

أخير. وقل إن أَردت: هَواكِ هلاك.

وأَمَّا أَنا، فسأصْغي إلي جسدي

بهدوء الطبيبة: لاشيء، لاشيء

يوجِعني في الغياب سوي عزْلَةِ الكون


محمود درويش

Tuesday, March 25, 2008

entre mon café et mes lèvres, il y a une espèce d'espace, qui dorénavant n'est plus un vide. mais une éléctricité apparente. il l'a sentie, me l'a transmise, l'a nommée tristesse.
un calme qui me suit. que je suis.
enfin. ce n'est pas un vide. entre mon verre et mes lèvres...

Friday, March 21, 2008





















بظلّ شمسيّة مصوّر عليها إحدى أنواع البيرة، توسّعت ألوان السماء، والبحر تبخّر من حرارة غياب الشمس في قهوةٍ مُرّة إلتغى السكر من قاموسها لأول مرّة

Thursday, March 20, 2008

الشعر الأبيض المتوسط

Wednesday, March 19, 2008

عبور عرب غير سلمي

أنا من أنا
عطر جسدي عمبر
طعمه مزيج زيت زيتون وزعتر
قلبي يتمايل مع أمواج بحر بلادي
وصوتي ينشد ألحان ثورات لم تنته
أكتب لأسترجع نعاسي
أسكت حين تهتف نفْسي
لأسمع موت ضميري صداً لأحزاني
عمقه, عمق سواد نظرات أُرمِيت
تقاوم نظراتي العابرة

أنا من أنا
مبسمي عنب بنفسجي اللون
متقطر طعمه عرق جبلي
قلبي ينافس الهواء
وصوتي نحيب تراب
طرب دعسات جنود قضيتي
أكتب لأسترجع ذاكرتي
من أيام تمضي أمام عيناي

عابرة

Wednesday, March 12, 2008

الأندلس


























عند مضيق جبل طارق، إلتقى خطان مستقيمان كانا قد لا يلتقيا أبداً
ولكن التقا. لا بإذن الله بل بإذن لغة وكأس عرق
وبين الأمواج ورائحة الياسمين المداعبة، إنمزج العرق بمياه البحر
وكانت الهلوسة
اسمها الأندلس
رغم دينها

Thursday, March 06, 2008

feet-on-the-ground-----8

Wednesday, March 05, 2008

feet-on-the-ground-----7

Friday, February 22, 2008

وشم
























الماضي وشم أسود وأبيض
على حائط من تراب بلادي
بكامل عروبيته...

Saturday, February 02, 2008

خبر غير عاجل





وردنا الآن

سمع دوي إنفجار داخلي
في منطقة ما فوق المعلاق
وتدهورت الحالة الشخصيّة
عبر منفذ العاصفة الشمالية
من القطب الذهني الواطي
والحاجة الجنسيّة العالية
الناتجة عن هذا الفراغ الرئيسي...
الوضع السياسي لا يفكّر بأحد
وأنا لا أفكّر بحالي


Friday, January 25, 2008

devant ces images

devant ces images que je ne veux pas voir. encore une fois. et combien de fois. j'absorbe les debrits et la fumée décolorée des ruelles. j'inspire tout. les gens se bousculent pour voir. j'ai tout vu sans le vouloir. le sang sur les murs. les épidermes sur l'asphalte. le verre sur la chair éparpillée. et j'inspire. et j'inspire. sans expirer. je ne peux plus respirer.

devant ces images que je ne peux controler. ni dans ma tête ni sur les chaines de télévision. je sens mes larmes couler. pour des milliers de raisons et sans raison.
comme hier soir. quand en pleine musique nous étions passés par là pour ne pas pleurer. mais j'ai pleuré. hier soir et aujourd'hui.

devant ces images je m'empèche de penser à qui il y aurait derrière ces images. je n'y pense presque pas. à quoi bon. je ne le saurais probablement jamais. et même si on nous le dira un jour. je ne le comprendrais jamais.

devant ces images. je respire soudain. je m'accroche à cette vie que je n'ai jamais chercher à avoir. que je mène en espoir d'y trouver une certaine beauté. je respire cet air pollué de trop de meutres, de sang en vain coulé, et de voitures. j'inspire. j'expire. je soupire. j'ai eu des envies de mourir. oui. mais jamais comme çà...

إذا الشعب يوما أراد الحياة
فلا بد أن يستجيب القدر

وينو الشرموط!؟

Tuesday, January 22, 2008

تعال تعال


















j'ai rêvé.
ils y étaient tous sauf toi.
Lila dirait qu'ils avaient tous ton visage. non. ni ton odeur. ni tes bouts de lèvres.
dans le presque silence présent, j'écoutait dans un arrière plan cette chanson qui ne me laissait que rêver en rêvant. cette chanson qui ne quittait mes oreilles. les rythmes orientaux qui te ressemblent, les égratignures sonores, les variations...
ça fait un certain temps que tu es présent dans mes rêves sous toutes formes.
et puis c'est toujours pareil. je me réveille.

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photo by man ray

Monday, January 21, 2008

feet-on-the-ground-----6














bat-sat sun reading
not a phone nokia N95 versions

Wednesday, January 16, 2008

undiscover self






















photo by Jerry Uelsmann

Saturday, January 12, 2008

the parallels project

Wednesday, January 09, 2008

feet-on-the-ground-----5

self centered encore
dans l'ombre de mon abri

Tuesday, January 08, 2008

à boire

eroséismes à l'échelle
tempêtes et bourrasques
le temps se surpasse
dépassant mon corps
survolant mon dégout
grave comme ma voix
grève de faim
ou de malaises
mal à l'aise
depuis que je sais
que je quitte
non je reste
rien ne s'éfface
l'aube se glace
et je ne dors
qu'en buvant.

Monday, January 07, 2008

feet-on-the-ground-----4

Friday, January 04, 2008

partout








je me suis promenée sur le trottoir, guettant les passants qui se bousculaient. entre les anciennes salles de cinema et les nouveaux dépots, j'ai tracé mon chemin.
ma ville m'a enlacée de trop d'odeurs et d'humidité. elle m'a envahie de trop d'images d'hommes et de trop de tissu blanc, à la base. elle m'a submergée de trop de murmurs et de cris; m'a couvée de trop de rayons et de nuages gris; m'a inondée de trop.
je m'y suis coulée.

ma ville ne m'a pas fait de mal. elle est comme ça. il faut la comprendre. elle a eu des jours mauvais, des jours enflammés. elle a vu passer des bottines de plusieurs armées, pietinées les dalles de ma ville. elle a vécu trop longtemps, immortelle, de par ses toits, le ciel en fumée. elle ne pardonne pas ma ville, mais elle oublie.

je m'y suis oubliée.

ma promenade n'a pas duré longtemps. parceque partout dans ma ville, tu es.
donc je suis rentrée...

Tuesday, January 01, 2008

زرقاء يا صور

and i'm blue...

Tuesday, December 18, 2007

aquarelle ruisselle

aquarelle sans ailes

Wednesday, December 12, 2007

انكسار



















التظاهر بالانكسار إحدى حِيَل الثأر. أخطر الإرهابيين هو صاحب الماضي العريق في «القناعة». المسكين الراضي. وكما في السياسة كذلك في العلاقة. المستسلم حقّاً، بلا نوايا انتقام، هو واحد من شخصين: إمّا أنّه ما زال دون التجسُّد الكامل، وإمّا أنّه تجاوز حدود البَشَر.
كما تيأس من الإنسان، آمنْ به. من قبيل التضادّ، على الأقلّ. أو الرفق. أو التجربة. آمن ساخراً إن شئت، لا بأس، المهمّ حدود التعايش التي ينطوي عليها هذا الإيمان. حدود تضعها أنت تلقائيّاً لنفسك، فلا تَغْدُر، لا تنقضّ على مَن ترى فيه فريسة أو تحسبه عدوّاً. غالباً ما سيضطر واحدنا، في مجتمعاتنا الضيّقة الصدر، أن يُقلّل من عصبيّته الدينيّة ليقترب من إنسانيّته.
أيّها المقهور لا تكظمْ غيظكَ خوفَ الأقوى ثم تهجم بعد أن تصبح أنت الأقوى. اغضبْ ساعةَ الغضب. صرّف نقمتك وحتّى كفرك، أفْضَلُ من أن تتظاهر بالانكسار وذات ليلٍ تطعنني في ظهري.


أنسي الحاج

Sunday, December 09, 2007

Thursday, December 06, 2007

il faut me croire

ma belle...

depuis ma derniere visite à la mer, c'est comme çà. je lui ai tout raconté. j'avais trop à dire. elle n'a pas ouvert la bouche. m'a juste offert ses vagues et je n'avais pas la force de m'y jeter. alors elle m'a regardé. longtemps. on a inversé les roles. puis je me suis retrouvée à m'observer aussi à travers elle. ça ne ressemblais point à une vision narcissique, mais à une réfléction ondulante. comme les flots. depuis cette soirée, j'ai tout perdue. je les ai jeté sans savoir, dans les vagues...

Wednesday, December 05, 2007

Tuesday, November 27, 2007

ma pause

quand je sors
le temps de fumer

je grimpe le long des murs
traverse les obstacles

je me libère
un peu

avant de retourner dans ma cage


Friday, November 23, 2007

proletarianarches

aucune larme
pour aucun president
aucune arme
pour nous vider le sang
juste l'indecision de ce moment
qui n'arrive pas
aucun humain
que des dégats
et personne ne lève la main
tous montrent du doigt
l'erreur

l'horreur...

Tuesday, November 13, 2007























et les racines ne sont plus
que des ficelles de laines
tellement il fait froid...

Saturday, November 10, 2007

الريحة

et si mes lèvres ont trouvé leur place
si elles n'avaient à être que la-bas
là où l'odeur orientale de ta chair ne ressemble à aucune autre...

والريحة ريحة روحك

إمشي نروح

Thursday, November 08, 2007

lui qui n'existe pas

c'était comme si mon corps ne me répondait plus. je m'endormais à chaque note, et il m'apparaissait quand j'ouvrais mes yeux lourds; un parfum entre la poussière de ma chambre. je ne lui ai rien dit. il n'avait pas ouvert la bouche non plus. sa bouche.
et quelque part dans mes pensées, je l'ai déshabillé.
plusieurs fois.
je le veux. pour moi.
et quand je le rencontrerais, je le saurait. ce sera lui. et il ne saura pas, qu'on a déjà été ensemble. plusieurs fois. qu'il m'a embrassé plein d'endroits. qu'il a déjà joui de moi...
et je ne saurais lui dire toutefois, que je me suis déjà lassée de tout cela. avant toi...

Monday, November 05, 2007

feet-on-the-ground-----3




















et le mariage des couleurs
ne m'a rendue
qu'encore plus attachée au noir...

Wednesday, October 31, 2007

j'espère donc je suis

Saturday, October 27, 2007

شو بيعملوا فّي العيون السود

لي الإنسان لمّا يحب بيخجل
لي بيعشق وبيختفي
لي بحب عالسكت
لي بيسكت
وما بيطّلع بعيون الحبيب
وبيشتاق وبينوجع
وبيسكت

حسب من الحبيب ولون عيونه

وإذا عيونك سود
أنا شفافي سودّوا
من قبلاتك المرّة

أنا لوحدي
منيحة هيك
بليك بلا عيونك

Wednesday, October 24, 2007






















perles de pluies
je saigne
deshydratez mes peines
ne tardez plus
à venir à moi
tremper mes dégats

mouvement du vent
envahis mes reins
premiers soins
de mes doutes
éparpillez mes poils
et mes idées

ombres d'automne
je suis mauvaise perdante
touchez-moi

Tuesday, October 09, 2007

la saison

je suis étonnée par l'idée qu'une claque pourrais me faire rire au lieu de pleurer. comme si les choses avait changer, basculer. un pincement de doigt aurait du me ramener à la réalité. mais non. je flotte toujours quelque part entre l'odeur des premières pluies et ces bouts de nuages.
et je ne saurais décrire le sentiment que j'ai à me promener entre toutes ces pensées que j'ai, à ne rien faire, et à tout oublier.
faudrait-il remettre pieds au sol, et reprendre mes anciens pas? je ne veux pas reprendre les mêmes chemins. d'autres routes peut-etre? d'autres routines?
je cherche toujours la difference entre toutes ces lêvres, tout ces baisers.
on m'en a parler une fois. je la trouverais.

Monday, October 01, 2007

el wa7ech ma bi mout










wala grendizer...

bass khalas...

Friday, September 28, 2007

و نكتب المستقبل كما نجهلُ الماضي كما نحنُ دائرة مقفلة لا تنتهي

samir youssef

Thursday, September 27, 2007
















to mime the wind, one becomes a tempest.
to mime a fish, you throw yourself into the sea.



music and silence combine strongly
because music is done with silence,
and silence is full of music.


marcel marceau

Wednesday, September 26, 2007


















défaut de naissance
dans un territoire en miettes
je ramasse quelques morceaux
auxquels je peux adhérer
et je m'y accroche
pour ne pas avoir
à fuir
l'instabilité..

Monday, September 24, 2007

| | | | | | | | | | | | | | | ~

il pleut
un parfum
de terre
d'hiver
hommage
aux gouttes d'eau
aux averses qui viennent
je suis impatiente
de les retrouver
j'attendais leur retour...

Sunday, September 23, 2007

dead are my people

gone are my people, but I exist yet, lamenting them in my solitude...
dead are my friends, and in their death my life is naught but great disaster. the knolls of my country are submerged by tears and blood, for my people and my beloved are gone, and i am here living as i did when my people and my beloved were enjoying life and the bounty of life, and when the hills of my country were blessed and engulfed by the light of the sun.

Gibran Khalil Gibran

Saturday, September 22, 2007

un phénomène

envahie par le bruit
des décharges de bétons
des mouches
des explosions

saturée de vin doux
sans toi
avec lolita
encore une fois

du pareil au même
aux amours diluviennes
saurais-je un jour
si je t'aime

Friday, September 14, 2007

l'amour

Monday, September 10, 2007

threads of dreams

Thursday, September 06, 2007

toucher terre

[ ... ] je voudrais être en hiver
et très loin d'ici

j'ai touché le creux des vagues
le fond des mers
sur les flots
le vent divague

je me laisse faire

emilie simon

Wednesday, September 05, 2007

encore et encore

le pouvoir dans la main
de ceux qui en veulent
je n'en veux pas
mais ne l'exercez pas sur moi

l'esclavage est à son bout
le sommet du tout
du verre qui déborde
mes yeux aussi

je n'en peux plus
en plus il a plut
pétrifiez moi
sauvez moi

Monday, September 03, 2007

one minute there was road beneath us, the next just sky

ani di franco

Saturday, September 01, 2007

toucher l'instant...

On a trempé notre plume dans notre envie de changer de vision
De prendre une route parallèle, comme une furtive évasion
On a trempé notre plume et est-ce vraiment une hérésie
De se dire qu'on assume et qu'on écrit de la poésie

Il existe paraît-il, un instant dans l'écriture
Qui oublie la page blanche et efface les ratures
Un véritable état second, une espèce de transe
Qui apparaît mystérieusement et s'envole en silence
Que l'on rape ou que l'on slame, on recherche ce moment
Il allume une flamme qui nous éclaire brièvement
Cette flamme est la preuve, laisse moi t'en faire une démo
Qu'il est possible de combattre le mal par les mots
C'est tout sauf une légende, on espère juste toucher l'instant
Les quelques secondes du poète qui échappent à l'espace-temps
Les moment rares et irréels que la quiétude inonde

Rouda, n'oublie jamais notre parole du bout du monde
On ressent comme une coupure dans la vie, comme un rêve
On oublie les coups durs de la vie, comme une trêve

C'est un phénomène puissant, je ne te parle pas d'inspiration
Mais d'un souffle plus profond comme une seconde respiration
On voit et on entend l'encre devenir vivante
On goûte et on sent la saveur d'une rime errante
On touche du doigt l'instant qui nous enveloppe de sa puissance
C'est sans cesse la renaissance de l'essence même de nos cinq sens
C'est le moment où on passe de l'autre côté des paysages
On sympathise avec le vent et on tutoie les nuages
Il fait jour en pleine nuit et il fait nuit en plein jour
Profite de cet instant, il ne durera pas toujours
C'est tout sauf une légende, on espère juste toucher l'instant
Les quelques secondes du poète qui échappent à l'espace-temps
Le moment où le voile se lève et la magie s'élance
Là où j'ai croisé Souleymane au bout du sixième silence
Si on a pas atteint le Nirvana, on doit en être au seuil

Pourtant je suis simplement assis là devant ma feuille
Peut-être que cet instant n'existe que dans mon esprit
Et que je suis complètement mythomane lorsque j'écris
Mais laisse moi mon stylo, y'a pas moyen que je m'arrête
J'ai une envie d'écrire comme t'as une envie de cigarette
Et pour m'enlever ce désir je te demanderais de repasser
Car tant que je pourrais écrire je continuerai de penser
Que c'est tout sauf une légende, on espère juste toucher l'instant
Les quelques secondes du poète qui échappent à l'espace-temps
Les moments que l'on redécouvre, que l'on connaît plus ou moins
Tu l'as déjà touché Jacky, j'en suis témoin

On a trempé notre plume dans notre envie de changer de vision
De prendre une route parallèle, comme une furtive évasion
On a trempé notre plume et est-ce vraiment une hérésie
De se dire qu'on assume et qu'on écrit de la poésie.


grand corps malade

Friday, August 31, 2007

aie...


















ne t'approches pas
survoles l'air
la poussière que je respire
restes à la suface
ne te mêles pas du profond
sinon

j'échappe

je ne peux que fuire
je ne veux nuire
ni toi
ni moi

survoles l'air
ne me touches pas...

je ne sais pas quoi faire
aides-moi...

Tuesday, August 28, 2007

















i don't know who wrote that
lastou adri...

Monday, August 27, 2007

la laisse

Consomme, consume, qu'on s'aime
A nos amours, à la petite semaine
On les fume, comme de vulgaire cigarettes

Consomme, consume, qu'on sème
Nos amours de petite semaine
Ne nous transportent plus en haut des tours de Babel !

Quand au bout de quelques centimètres
Tu prends plaisir et tu t'entête
Tu prends plaisir à tirer sur la laisse
Du paradis au petit enfer
A ton bon vouloir ma belle

Au bout de cette laisse, il y a ma rage
Au bout de cette laisse, il y a mes peines
Au bout de cette laisse, il y a ton chien
Au bout de cette laisse, j'orchestre mes faiblesses

Consume, consomme, qu'on s'aime
A nos amours à la petite semaine
On les fume, comme de vulgaire cigarettes...

A la fuite, pour tuer le temps
Car le temps soit dit en passant
Reste la seule proie bonne à traquer
A en juger par ton retard

Consume, consomme, qu'on sème
Nos amours de petite semaine
Ne nous transportent plus en haut des tours de Babel !

A la fuite, boire plus que de raison
A la fuite, non pas pour s'oublier
A la fuite, mais pour boire simplement,
Comme l'on vivote quand on perd le goût de vivre.

les hurlements d'Leo

Tuesday, August 14, 2007

dans les coins de ma vie...

les passants durant les heures
déstabilisant la couleur
démographique des largeurs
consultent les opinions
qui se démêlent de leurs oignons
et se dirigent dans le noir
pour crier victoire...

qu'ai-je à voir de ces odeurs
dont mon nez denie la senteur
aggravée par cette chaleur
ce n'est pas faute de regarder
que je me trouve troublée
je ne m'identifie en aucun cas
à ces cris ni ces pas...

et les lieux sont submergés
de disputes non qualifiées
pour un meuble décoré
et la masse en dessous
plonge dans les trous
creusés par ces riches avides
dans les coins de de ma ville...



Tuesday, August 07, 2007

Monday, August 06, 2007

Monday, July 30, 2007

ما دام أن الوقت هو أبكر ممّا تظنّ وأكثر تأخراً ممّا تظنّ، فما الفرق بين الأمس واليوم؟
نحن هـــــــم الـــــــــزمن، مثلمــــا الرغيف هو القمــح والقمح هو التراب والتراب هو الموت والموت هو الحياة.
نحن هم الزمن؟ ومَن هو أولاً: نحن أم الزمن؟
«الزمن طفل» يقول هيراقليط.
ونحن الذين يَكْبرون نيابةً عنه
...

أنسي الحاج

Monday, July 23, 2007

réponse à un amour fané

amour fané
ou vas-tu flaner
son coeur est mort
vas le ressuciter
sans efforts
rien qu'un baiser
il me semble
rien qu'un toucher
ca me parait
parfait...

amour fané
ne sois pas faché
elle n'a pas besoin de toi...
elle n'a besoin
ni de tes yeux
ni de ta brosse à dent
ni de ton odeur
elle a juste besoin de son coeur...

c'est juste pour son coeur...
elle pourra
alors
t'enterrer...


Thursday, July 19, 2007

paris tout ce que tu veux
























j'en ai eu marre

de trainer dans tes rues
de boire tes bierres
de taxer des clopes aux passagers perdus

de rater ton dernier métro
devoir rentrer a pied
ou en bus puant les ivrognes

de la pollution de tes rues
de tes piétons fous

de boire ton café pretentieux
sur tes terasses
un matin sur deux

de tes fromages
de tes vins
de tes chansons d'amours
de tes larmes

de ton charme...


Thursday, June 28, 2007

in a sky full of people, only some want to fly

isn't that crazy?

and then you see things
the size
of which you've never known before

they'll break it

someday...

only child know....

Thursday, June 21, 2007

spéciale dédicace à la flaque où on nage

où on se noie....

Thursday, June 14, 2007

Friday, June 01, 2007

j'écris de vide

























voila... une expression de vide...
vous pouvez me retenir de pleurer
sans intentions
elle l'a encouragé
révérance...
applaudissez

Thursday, May 24, 2007

feet-on-the-ground-----2

















or is that the ground that is weighing on my feet
or my head
or what?

Friday, May 18, 2007

Thursday, April 26, 2007

Wednesday, April 25, 2007

[ murs ]

bloquée
dans les corridors
consciente de portes
et de serrures
existantes pour sure
mais camouflés dans les murs
qui m'entourent
comme toujours...

Friday, April 20, 2007











Chère mademoiselle,

Vous avez fait acte de candidature pour la formation à la réalisation de films d'animation proposée par la Poudrière, école de film d'animation.

Après examen très attentif de votre candidature et de l'ensemble des dossiers reçus, j'ai le regret de vous informer que vous n'avez pas été retenue pour la seconde phase de séléction.

Je vous souhaite bonne chance pour la poursuite de vos projet et vous prie de recevoir, chère mademoiselle, mes meilleures salutations.


woslit

Wednesday, April 18, 2007

feet-on-the-ground-----1

Wednesday, April 11, 2007

routine

je pense
je sais
je blesse
je saigne
je panse...

Monday, March 26, 2007

change

plane flight on a plane
going nowhere
not to feast
faster than fasting
because of stupid christian beliefs
and fashion tv idols

Tuesday, March 20, 2007

je laisse aller...










opium - emilie simon

je laisse aller, me laisse inhaler,

les vapeurs en dégradé ...
évaporée, comme la fumée, dans un nuage cendré.

je laisse aller, me laisse inhaler,
les vapeurs dans les pétales ...
toute embuée, je pars en fumée, comme un bon petit cobaye.

je laisse aller, me laisse inhaler,
les vapeurs en profondeur ...
ensommeillée, je me laisse guider, j'avance en apesenteur.

mon opium, pas de sérum, mon opium


Monday, March 12, 2007

je delire...

























j'étouffe
je me bat

j'assume mes responsabilités...

Friday, February 23, 2007

Thursday, February 15, 2007

boum

ça reprend

boum
coule le sang

boum

silence

le vacarme
la fête
le sang froid

la boum du boum dépassé

le passé

Friday, February 02, 2007

çà put le rouge et les coeurs à feuilles

Monday, January 29, 2007

gri - ll - [é] - e

excusez-moi, la sortie c'est par là?
je suis coincée et je n'y arrive pas
j'ai besoin de possibilités
de pouvoir respirer
être à la hauteur de la fumée
je peux tirer?
je peux fumer?
excusez-moi
je ne me decide pas
je ne pleure même pas
et je me retrouve bloquée
dans une grille d'idées
de blanc, de noir et de gris
de souvenirs grillés...


Saturday, January 27, 2007

>>>>>> . <<<<<<

Thursday, January 25, 2007

... and simply... the world spins too fast... for me to keep up....

nadine khouri

Sunday, January 21, 2007

lamentations pour un cadre

obligation d'hierarchie familiale,
d'une couleur,
d'un abscence de couleur,
d'un certain pantalon,
d'une certaine veste,
de gorgée d'eau,
d'essais de sourire,
l'éclat des dents,
des fourrures des femmes,
des bagues des hommes,
de café et de sandwichs à la masse,
à la messe,
lecture de livre,
bancs décalés,
silence perturbé,
mots déplacés,
que tout le monde se tait...
c'est difficile, elle le sait...
ne le lui rappeler plus s'il vous plait...

Thursday, January 11, 2007

inaccessible.........



'coe si y avais un mur assez haut
et tu te cachais derriere.....'

ce que je fais,
ce que je suis......

Friday, January 05, 2007

récapitulation du vide

je dors un sourire aux lèvres
je me reveille avec un goût amer
c'est le début d'une journèe pareille
à tout mes derniers jours
et j’ai compris les règles du jeu
rien ne va changer
tant que je ne m'arrête pas...

et toi? tu es où dans tout ça?

c'est une question de lieu?

Wednesday, January 03, 2007

fatigué[e]

[...]

je voudrais être un arbre, boire à l'eau des orages
pour nourrir la terre, être ami des oiseaux
et puis avoir la tête si haut dans les nuages
pour qu'aucun homme ne puisse y planter un drapeau
je voudrais être un arbre et plonger mes racines
au cœur de cette terre que j'aime tellement
et que ces putains d'hommes chaque jour assassinent
je voudrais le silence enfin et puis le vent

fatigué, fatigué
fatigué de haïr et fatigué d'aimer
surtout ne plus rien dire, ne plus jamais crier
fatigué des discours, des paroles sacrées

fatigué, fatigué
fatigué de sourire, fatigué de pleurer
fatigué de chercher quelques traces d'amour
dans l'océan de boue où sombre la pensée

fatigué[e]

chanson de renaud

Monday, December 25, 2006

lecture du [ livre ]

[ wa barek ya sayyed ]

je lis:

[...] pour échapper à la souffrance, le plus souvent on se réfugie dans l'avenir. sur la piste du temps, on imagine une ligne au-delà de laquelle la souffrance présente cessera d'exister. mais Tereza ne voyait pas cette ligner devant elle. seul le regard en arrière pouvait lui apporter une consolation. C'était encore une fois dimanche [...]
extrait de [ l'insoutenable légèreté de l'être ] de Kundera

non, on est lundi...
et c'est la fête... youpi...
pourtant je sens vraiment que voilà un autre dimanche soir...

et je lis

[...]

Wednesday, December 13, 2006

attention atchoum

autour de moi
hommes et femmes
tous toussent
tous se mouchent
et chassent les mouches
d'en haut de leurs échasses
et puis baillent...

épuisée
je vous dis bye
je ne veux pas avoir à voir
vos conditions
contagieuses il me semble
je ne veux pas être affectée
infectée
je veux être seulement
la seule
autour de moi...

Thursday, November 30, 2006

comment nommer un texte qui ne parle de rien?

je ne suis rien
je ne suis personne
le verbe suivre
le verbe être
je me déprive des deux
je n'en veux aucun
plus de portraits
personne ne meurt
pour moi
s'il vous plait
je ne demande rien
de personne
seulement
est-ce que qu'on peut me dire pourquoi
tout le monde a peur?
je n'ai pas peur de mourir

j'ai peur de ne pas vivre...

Wednesday, November 29, 2006

- il y a du sang qui coule sur ta robe...

- quelle importance... pourvu que j'ai le sourire sur les lèvres...



du film 'la reine margot'

Friday, November 24, 2006

le verbe anticiper au plus-que-parfait

j'avais anticipé
le bord de fleuve
le croissant de lune
les vague d'ecumes
le poisson frais
l'autre promenade
entre pierres et rochers
entre chaleur et vent

j'avais anticipé
le premier toucher
le dernier baiser

et j'anticipe
un autre réveil
un nouveau matin

j'anticipe
j'adore les surprises

Wednesday, November 15, 2006

c'est maintenant

j'aime comme...
faut-il toujours comparer?
pour le meilleur,
j'attends le pire,
je doute...
mais je n'ai pas à m'alarmer
je suis déjà tombée
ça fait mal
mais c'est normal
faut-il toujours généraliser?
non ce n'est pas habituel
non ce n'est pas une faute
ce n'est pas une chance
ce n'est pas un malentendu
une maladresse
un hasard
un compromis

ce n'est pas du temps perdu...

Thursday, November 09, 2006

to fall

you said I'd have so much to say
i was listening
when words come they are like a puzzle
everything undone

nothing seems real
i live in other cities
haunted by what's to come
how you found me here

there were others but no one like you
you were shining like the sun
shining like the sun for everyone to see

and it was only me

it feels good to fall

i am his ghost, my story lost
i remember what's not mine
how I couldn't wait for some day
couldn't wait to have my way

it feels good to fall

when I fall it's like this silly thing I do
over and over, all over you

it feels good to fall
it feels good


a song by lauri kranz

Sunday, November 05, 2006

éveil

durant mes rares heures de sommeil
j'anticipe ma seconde de réveil
et je suis bien éveillée
et je suis bien en sommeil...

et ça fait du temps
que le vent n'est été si concret...

Wednesday, November 01, 2006

she's the widow of a living man

Wednesday, October 25, 2006

sous un arbre



















rien n'est perdu
plus proche que près
et plus loin que jamais
tout est un peu gelé
comme oublié dans ton frigo
je veux bien être sous un arbre
et comme il pleut
et que l'automne ne se decide pas encore
rien n'est perdu

Friday, October 20, 2006

just...

cruel impossible distance
road curves and U-turns
a check in that never checked out
like in a californian hotel
i hate that song...
just...
hate it.

hate?

i never thought i could.. do i?
i don't need to...
it is worse and beyond a song's lyrics
it is not about music...
just...
keith jarett.

it's about the life drawn in the opposite river of mine
it's about the word nothing in the blank space
it's about the silence in me...
just...
shut up.

and i cannot grasp the weather
or you...
but i can smile
at the change
from the rain
to the clouds
the sun
and the wind..
just...
them.

unjust...

Saturday, October 14, 2006

you're the only one you need

Saturday, October 07, 2006

non

à l'infinie douleur
à l'attente des diagnostiques
à la sécheresse de la gorge
à l'insomnie des oreilles et du nez
à la fatigue

la bacterie ne gagnera pas

je me soumets à la pillule mauve
aux tisanes vertes
et au jus d'orange...

les couleurs secondaires...

Saturday, September 30, 2006

ethiopian lens









the same land

what do i have in common with these other co-landers?
besides the same land...
the same green fields...
the same oxygen, the same air, the same wind...
the same light source, the same rain, the same photosynthesis...
the same colors, the same smells, those of fresh apples and olives...
the same music...
the same labneh...

we share a lot...

whether i like it or not...

Tuesday, September 19, 2006

suck up and be nice

i'm on the verge of explosion

Friday, September 15, 2006

transcendance aquatique














j'ai envie de flotter
à la surface d'un océan calme
mon corps mouillé
mon visage qui touche le vent
mes yeux clos
mes cheveux caressés par l'eau
mes lèvres salées
à l'écoute des vagues paisibles
et de ma respiration
qui s'atténue ...

Wednesday, September 13, 2006

je rentre émue




















j'en avais une idée, par des photos peut-être ou des films.
je croyais que ça pouvais être excitant, de voir,
une nouvelle experience dont je me voile par temps.
mais c'était autre chose...
une autre vie...
d'autres façons totales...
j'ai tellement appris. je n'ai pu qu'apprendre...
la couleur fait vraiment une difference. une beauté.
et j'ai toujours préférer le noir...

Monday, August 07, 2006

doit-on se courber encore et toujours pour une ligne droite

noir desir

Tuesday, August 01, 2006

respiration artificielle















je suis ici
je respire
je sens tout ce vent qui vient vers moi
j'en ai besoin et je ne le veux pas
il me prend loin
un rêve
surréel
mais il me rappelle
que je suis où je suis
que je reste ici
que je respire malgré moi
je ne le veux pas...

et des jours comme çà

même moi

je ne veux pas le vent

je préfère les nuages...

Friday, July 14, 2006

a wish to flee

what do i want?

i don't want war
i don't want night
i don't want this sentence
i don't want windless fears
i don't want cold
i don't want work
i don't want time
i don't want money
i don't want fame
i don't want my friends to leave or stay there
i don't want my parents to sleep in seperate rooms
i don't want my future child
i don't want my cv
i don't want my room's window
i don't want my cigarette to end
i don't want coakroaches
i don't want my body to stretch
i don't want my music to stop
i don't want his heartbeat
i don't want to stop smiling
i don't want his hate
i don't want any of this
i'm not sure i want this life
but i don't have a choice...

Tuesday, July 11, 2006

ticking clock...

silent night
























silent night, moonlit night
nothing's changed
nothing is right
i should be stronger than weeping alone
you should be weaker than sending me home
i can't stop you fighting to sleep
sleep in heavenly peace

damien rice

Monday, July 10, 2006

ana 3tazalt el gharam

l'amour, hum hum, pas pour moi,
tous ces "toujours",
c'est pas net, ça joue des tours,
ça s'approche sans se montrer,
comme un traître de velours,
ça me blesse ou me lasse selon les jours

l'amour, hum hum, ça ne vaut rien,
ça m'inquiète de tout,
et ça se déguise en doux,
quand ça gronde, quand ça me mord,
alors oui, c'est pire que tout,
car j'en veux, hum hum, plus encore,

pourquoi faire ce tas de plaisirs, de frissons, de caresses, de pauvres promesses ?
à quoi bon se laisser reprendre
le cour en chamade,
ne rien y comprendre,
c'est une embuscade,

l'amour ça ne va pas,
c'est pas du Saint Laurent,
ça ne tombe pas parfaitement,
si je ne trouve pas mon style ce n'est pas faute d'essayer,
et l'amour j'laisse tomber !

à quoi bon ce tas de plaisirs, de frissons, de caresses, de pauvres promesses ?
pourquoi faire se laisser reprendre,
le cour en chamade,
ne rien y comprendre,
c'est une embuscade,

l'amour, hum hum, j'en veux pas
j'préfère de temps de temps
je préfère le goût du vent
le goût étrange et doux de la peau de mes amants,
mais l'amour, hum hum, pas vraiment!



carla bruni

Wednesday, July 05, 2006

freedom

a determinist argument often advanced is that the more people are consistent and predictable, the less they are free... a frequently heard determinist pronouncement is that, because insane people are totally unpredictable, only the insane are totally free...*



may my heart always be open to small insanities...



*from some book my sister studies in

Saturday, July 01, 2006

il est où l'arc-en-ciel?























il n'arrête pas de pleuvoir...

Friday, June 30, 2006

unplayed piano

Wednesday, June 28, 2006

là-bas













aujourd'hui j'ai rien fait
j'ai écouté les mouches voler
dans leur vombrissement
et leur reflets mer-de d'argent
là-bas
on ne s'ennuies pas...

si je respire encore je sais pas
peut-être je suis mort
je peux plus m'énerver
j'ai à peine la force de rêver
là-bas
tout va bien pour moi...

je ne pense plus à mes parents
d'ailleurs ils n'avaient pas d'enfants
alors je ne peux pas être mort

avant de m'en aller
j'ai appris qu'il ya des prairies
où on peut galoper
où ça
sans cesse à l'infini
là-bas
comme au cinéma

depuis le fond de mon exil
je vous pisse à la raie
bien tranquille
là-bas
ne m'en veuillez pas...

noir désir

Monday, June 26, 2006

you can make me scream internally... you can make me breathe eternally...

Wednesday, June 21, 2006

je suis calme...

Sunday, June 18, 2006

...

me revoila un nouveau dimanche soir

et me reviola un même dimanche soir...

je souffle et je soupire
je n'ai rien à dire
alors pourquoi écrire...

Thursday, June 15, 2006

personal cherry bliss

i am on the edge
of a cherry juice drop
a bloody jump
in an empty air space
sneezing is sexual
whispering is nothing
crying is beautiful
smoking is social
grammar is an issue

calling kills

in a tear i find bliss...

Wednesday, June 14, 2006

sous le vent

























Et si tu crois que j'ai eu peur
C'est faux
Je donne des vacances à mon cœur
Un peu de repos

Et si tu crois que j'ai eu tort
Attends
Respire un peu le souffle d'or
Qui me pousse en avant
Et

Et si tu crois que c'est fini
Jamais
C'est juste une pause, un répit
Après les dangers

Et si tu crois que je t'oublie
Écoute
Ouvre ton corps aux vents de la nuit
Ferme les yeux
Et

Fais comme si j'avais pris la mer
J'ai sorti la grand'voile
Et j'ai glissé sous le vent
Fais comme si je quittais la terre
J'ai trouvé mon étoile
Je l'ai suivie un instant
Sous le vent

paroles de Sous le vent, par Garou & Celine Dion

(oui je sais... c'est juste un de ces jours ou j'avais cette envie de chansons d'amours
en plus, on parle de vent... et d'un peu d'optimisme...)

tableau par Claude Théberge

Sunday, June 11, 2006

je raconte...2x

j'écris car je suis
peut-être
assez sure
que tu vas lire...

je raconte...
je comptais sur toi
je ne comprenais rien
j'étais juste prise
par le silence

je raconte...
je ne compte plus
j'arrête de compter
les jours
je divise

définition des fins
je n'ai plus rien
à raconter
je vais juste
pleurer...

et camille chantera
et je peux croire
mais je crois
que je mens

'1, 2 ,3
mon soleil c'était toi
je suis perdue

3, 2, 1
c'est trois fois mieux toute seule
sans comptes à régler
un de perdu
10 de retrouvés'

c'est vrai je mens
mais j'arrête de compter...

Saturday, June 10, 2006

stardust

And the stars exploded billions of years ago, to form everything that is this world. Everything we know, is stardust. So don't forget, you are stardust.



painting by Georges Seurat
text from the movie Before Sunrise

Monday, June 05, 2006

une petite histoire

'dans le grand océan, une petite vague est amoureuse du vent.
celui-ci lui demande tendrement:

tu veux que je te fasse une bourrasque ou un ouragan ?

oh non, je veux juste une petite bise...'

Thursday, June 01, 2006

mon soleil... c'était toi...






















je ne trouve plus rien
qui vaille la peine
d'être regarder
ou vu
mes yeux se lassent
d'absurdité urbaine
s'ennuient
de pauvres passages
se détournent de tout

rien ne vaut l'image
d'un beau soleil
mais il est douloureux
de l'observer en réel

mes yeux sont fatigués...

Tuesday, May 30, 2006

modigliani



























'so tell me, picasso...
how do you make love to a cube?'

Sunday, May 28, 2006

poems

yes,
us people are just poems
we're 90% metaphor
with a leanness of meaning
approaching hyper-distillation
and once upon a time
we were moonshine
rushing down the throat of a giraffe
yes, rushing down the long hallway
despite what the p.a. announcement says
yes, rushing down the long stairs
with the whiskey of eternity
fermented and distilled
to eighteen minutes
burning down our throats
down the hall
down the stairs
in a building so tall
that it will always be there
yes, it's part of a pair
there on the bow of noah's ark
the most prestigious couple
just kickin back parked
against a perfectly blue sky
on a morning beatific
in its indian summer breeze
on the day that america
fell to its knees
after strutting around for a century
without saying thank you
or please

and the shock was subsonic
and the smoke was deafening
between the setup and the punch line
cuz we were all on time for work that day
we all boarded that plane for to fly
and then while the fires were raging
we all climbed up on the windowsill
and then we all held hands
and jumped into the sky

and every borough looked up when it heard the first blast
and then every dumb action movie was summarily surpassed
and the exodus uptown by foot and motorcar
looked more like war than anything i've seen so far
so far
so far
so fierce and ingenious
a poetic specter so far gone
that every jackass newscaster was struck dumb and stumbling
over 'oh my god' and 'this is unbelievable' and on and on
and i'll tell you what, while we're at it
you can keep the pentagon
keep the propaganda
keep each and every tv
that's been trying to convince me
to participate
in some prep school punk's plan to perpetuate retribution
perpetuate retribution
even as the blue toxic smoke of our lesson in retribution
is still hanging in the air
and there's ash on our shoes
and there's ash in our hair
and there's a fine silt on every mantle
from hell's kitchen to brooklyn
and the streets are full of stories
sudden twists and near misses
and soon every open bar is crammed to the rafters
with tales of narrowly averted disasters
and the whiskey is flowin
like never before
as all over the country
folks just shake their heads
and pour

so here's a toast to all the folks who live in palestine
afghanistan
iraq

el salvador

here's a toast to the folks living on the pine ridge reservation
under the stone cold gaze of mt. rushmore

here's a toast to all those nurses and doctors
who daily provide women with a choice
who stand down a threat the size of oklahoma city
just to listen to a young woman's voice

here's a toast to all the folks on death row right now
awaiting the executioner's guillotine
who are shackled there with dread and can only escape into their heads
to find peace in the form of a dream

cuz take away our playstations
and we are a third world nation
under the thumb of some blue blood royal son
who stole the oval office and that phony election
i mean
it don't take a weatherman
to look around and see the weather
jeb said he'd deliver florida, folks
and boy did he ever

and we hold these truths to be self evident:
#1 george w. bush is not president
#2 america is not a true democracy
#3 the media is not fooling me
cuz i am a poem heeding hyper-distillation
i've got no room for a lie so verbose
i'm looking out over my whole human family
and i'm raising my glass in a toast

here's to our last drink of fossil fuels
let us vow to get off of this sauce
shoo away the swarms of commuter planes
and find that train ticket we lost
cuz once upon a time the line followed the river
and peeked into all the backyards
and the laundry was waving
the graffiti was teasing us
from brick walls and bridges
we were rolling over ridges
through valleys
under stars
i dream of touring like duke ellington
in my own railroad car
i dream of waiting on the tall blonde wooden benches
in a grand station aglow with grace
and then standing out on the platform
and feeling the air on my face

give back the night its distant whistle
give the darkness back its soul
give the big oil companies the finger finally
and relearn how to rock-n-roll
yes, the lessons are all around us and a change is waiting there
so it's time to pick through the rubble, clean the streets
and clear the air
get our government to pull its big dick out of the sand
of someone else's desert
put it back in its pants
and quit the hypocritical chants of
freedom forever

cuz when one lone phone rang
in two thousand and one
at ten after nine
on nine one one
which is the number we all called
when that lone phone rang right off the wall
right off our desk and down the long hall
down the long stairs
in a building so tall
that the whole world turned
just to watch it fall


and while we're at it
remember the first time around?
the bomb?
the ryder truck?
the parking garage?
the princess that didn't even feel the pea?
remember joking around in our apartment on avenue D?

can you imagine how many paper coffee cups would have to change their design
following a fantastical reversal of the new york skyline?!

it was a joke, of course
it was a joke
at the time
and that was just a few years ago
so let the record show
that the FBI was all over that case
that the plot was obvious and in everybody's face
and scoping that scene
religiously
the CIA
or is it KGB?
committing countless crimes against humanity
with this kind of eventuality
as its excuse
for abuse after expensive abuse
and it didn't have a clue
look, another window to see through
way up here
on the 104th floor
look
another key
another door
10% literal
90% metaphor
3000 some poems disguised as people
on an almost too perfect day
should be more than pawns
in some asshole's passion play
so now it's your job
and it's my job
to make it that way
to make sure they didn't die in vain
sshhhhhh....
baby listen
hear the train?

© 2001 ani difranco / righteous babe music

Wednesday, May 24, 2006

sunshower

Dark as roses, fine as sand
Feel your healing and your sting again
I hear you laughing and my soul is saved
On forgotten graves you cry

Crawl like ivy up my spine
Through my nerves and into my eyes
Cuts like anguish
Or recollections of better days gone by

But its all right
When youre caught in pain
And you feel the rain come down
Its all right
When you find your way
Then you see it disappear
Its all right
Though your gardens grey
I know all your graces
Someday will flower
In the sweet sunshower

Eyes like oceans so far away
A feather trail to a better way
Worried mornings turn into days
Then into worried nights

But its all right
When youre all in pain
And you feel the rain come down
Oh its all right
When you find your way
Then you see it disappear
Oh its all right
Though your gardens grey
I know all your graces
Someday will flower
Oh in the sweet sunshower
Oh in the sweet sunshower
In the sweet sunshower

I know all your graces
Someday will flower
In the sweet sunshower
And its all right
All youll be you are today
Are today
Its all right
All youll be you are today
Are today.........


a song by chris cornell

Tuesday, May 23, 2006

rien ne va plus

la chaire et la matière se révoltent contre moi
anesthesie totale
je deviens insensible
aux paroles
au toucher
je me créer de cette douleur une force
je me delivre au vent
et je dors...

finalement
je hais aussi le lundi soir

Monday, May 22, 2006

insomnie

je n'arrive pas à dormir...
il y a d'autres choses que je n'arrive pas à faire aussi...

je ne sais pas ce que j'attends
ce qui m'attends
s'il faut s'attendre ou attendre dans tout les cas...

je ne sais plus...

et je n'arrive pas à dormir...

encore une fois
je hais les dimanches soir...

Sunday, May 14, 2006

ce dimanche soir

nos silhouettes dans le vent
l'eau qui se reposait
un infini étoilé
une symphonie
en silence
aucun bruit
sauf celui de quelques dalles
de nos pas
et de nos respirations...
nos lèvres en flame
enfumées
d'entre nos lèvres
la fumée
d'une cigarette
du silence
une paix absolue
c'est dommage que des moment pareils
ne durent pas plus longtemps
des heures ne sont jamais assez
des jours
des annèes...
je hais les dimanches soir...
c'est toujours trop beau
et trop laid

Saturday, May 13, 2006

des dates à mon bonheur











qui a jamais dit qu'on ne peut pas programmer notre bonheur...
je peux donner des dates au mien...

je serais heureuse...
le 4 juin...
le 5 aout...

merci camille
merci souad

Friday, May 12, 2006

extract from Mozart and the Whale

All this time, and you didn't call.

I was going to call.

You were?

Well, just to tell you that I wasn't going to call so you wouldn’t...
be aggravated, sitting around and wondering when I was...

Going to call?

Yeah. But in the end I figured that... forcing myself into your life as probably not right. I don't always do that... So the only nice thing I had left to give was just not to call.

I hated you for not calling...cause you were always going to be there and when you weren't... it was as if... you didn't love me anymore.

So go home. I'll call you.

I can't promise you the future, Donald Duck. I don't know if this is for days or years.

Finally, there's something about us that’s normal.



I missed you so much.

Wednesday, May 10, 2006

el gharam

kenit 3am tet3acha
w talabna el 7seb
w ken houwe sekit
emet sa2alto 3an el gharam
jewabne

7ekmeh

chi bime3na

el gharam
ma fike t3icheh baleh
w baleh el 3icheh a7san

'de temps en temps'

welcome!

kalimat w al7an {charbel}
(le chef)

Wednesday, May 03, 2006

aveugle


















j'ai envie de fermer les yeux
de ne plus avoir à voir
que lui

Saturday, April 29, 2006

...

Monday, April 17, 2006

et puis...

sous le soleil je me suis reposée
de trop d'amour et trop d'eau
mais je n'en ai pas eu assez...

je ne pouvais être que silencieuse
soumise à tout ce vent
mais je n'avais pas fini de parler...

et puis il s'est levé
me tenant la main, m'a pris si loin
j'avais encore trop à marcher...

Sunday, April 09, 2006

j'y pense encore...

Juste le temps de battre des cils,
Un souffle, un éclat bleu,
Un instant, qui dit mieux,
L'équilibre est fragile

J'ai tout vu
Je n'ai rien retenu

Pendant que ton ombre
En douce te quitte
Entends-tu les autres qui se battent
A la périphérie
Et même si tes yeux
Dissolvent les comètes
Qui me passent une à une
Au travers de la tête

J'y pense encore
J'y pense

A cette époque on n'écoutait qu'à peine
Le clic-cloc des pendules
A l'heure où je te parle
Sans entraves... il circule
En septembre, en attendant la suite
Des carnages il se peut, qu'arrivent la limite

J'y pense encore
J'y pense

Ensemble, maintenant
On peut prendre la fuite
Disparus, pfffuit
Avant qu'ils aient fait ouf

J'y pense encore
J'y pense...




Septembre en attendant
par Noir Desir

Wednesday, April 05, 2006

je me pose...







effacée dans l’ombre
le temps d’une cigarette
j’observe...

ses yeux, puis l’océan
le coucher brumeux
j’observe...

je m’efface
cède sa place
à d’autres yeux
d’un bleu d’océan
un coucher fluvieux
j’observe...

un sourire
un silence
et un retour calme...

Sunday, March 26, 2006

halo

So glad to see you well
Over come them
Completely silent now
With heavens help
You've cast your demons out

And not to pull your halo down
Around you neck and tug you off your cloud

But I'm then just a little curious
How you're planing to go about making your amends
To the dead

Recall the deeds as if they're all
Someone else's atrocious stories
Now you stand reborn before us all
So glad to see you well

And not to pull your halo down
Around your neck and tug you to the ground

But I'm more then just a little curious
How you're planing to go about making your amends
To the dead

With your halo slippin down
Your halo slippin
More then just a little curious how your planing to go about making your amends
Your halo slippin down to choke you now

Noose
a song by A Perfect Circle

Monday, March 20, 2006

it's a sight to behold

It's a sight to behold
When you got small words to mold
And you can make 'em your own

Still love it would be much better
Love it would be much better
I'm told

It's like golden corn
And i love its golden glow
It's the little head inside your little hole
And out spring some sparkling thoughts

Still love it would be much better
Love it would be much better

It's like finding home
In an old folk song
That you've never ever heard
Still you know every word
And for sure you can sing along

But love it would be much better
Love it would be much better
I know, i know



'it's a sight to behold'
a song by devendra banhart

Friday, March 03, 2006

warehouses















hiding in warehouses of thrown dying flowers and old cans of nonsense,
she sat in the middle of the nowhere. somewhere.
she sat because she was unable to stand anymore.
and so she sat in the middle of nowhere. somewhere.
couldn't recognize that place, although she had dreams of getting there one day. that day.
warehouses of rusty falling leaves and crying water drops.

she leaned her head on an engrossing broken tree, and closed her eyes.
she slept in warehouses of slight trash and bold skies,
and dreamt of other warehouses...

Thursday, March 02, 2006

Jóga

All these accidents,
That happen,
Follow the dot,
Coincidence,
Makes sense,
Only with you,
You don't have to speak,
I feel.

Emotional landscapes,
They puzzle me,
Then the riddle gets solved,
And you push me up to this

State of emergency,
How beautiful to be,
State of emergency,
Is where I want to be.

All that no-one sees,
You see,
What's inside of me,
Every nerve that hurts,
You heal,
Deep inside of me, oo-oohh,
You don't have to speak,
I feel.

Emotional landscapes,
They puzzle me - confuse,
Then the riddle gets solved,
And you push me up to this

State of emergency,
How beautiful to be,
State of emergency,
Is where I want to be.

a song by Björk

Tuesday, February 28, 2006

quelques poussieres et du vent...

il n'y aurai pas de sel, ni de poivre, ou quelques poussieres... et dans la pure transparence, la simple realite, le moment qui se presente et qui ne reviendra pas, je me dis, de moi a moi...
je suis la et je n'ai pas de cause pour l'etre (sauf que je n'ai pas de cause pour etre la). si je suis la, c'est que quelque chose, du sel, du poivre ou quelques poussieres, ont fait que je me retrouve ici, dans ce moment qui se presente et qui ne reviendra pas.

voila le vent.

j'arrete le temps.

stop.

shut.

je ne comprends plus rien. j'avais reve de chemins a suivre, et je me retrouve assez loin. je n'ai meme pas senti que j'avais de choix a prendre.
j'ai vecu des moments qui se sont presentes, offensifs insenses...

je me tais?

je respire. j'aspire les mots. ceux que je pouvais dire dans ce moment qui se presente, aussi offensif insense, et qui ne reviendra pas...

je me tais...

et le temps reprend sa file des moments, ceux qui passent et ne reviendront plus. et je ne ferais rien. je me laisserais faire, prendre, par les heures, les jours et les annees. et tout ces moments qui se presentent et ne reviendront plus. je me tairais comme d'habitude. et sans rien dire je verrais, le temps passer.
parce que je ne crois pas au sel, au poivre, ni aux quelques poussieres... je ne crois qu'au vent... celui qui arrete le temps.

stop.

shut.

tais-toi aussi. ecoute le vent.

je l'aime.

apprends a l'aimer aussi. peut-etre qu'un jour, comme moi, tu n'auras que plus que lui, pour arreter ce temps...

ou pour t'envoler...

Wednesday, February 22, 2006

un-fucking-titled

don't be afraid.
i am not here to bite.
i just wanna smile for you and make you cry.
and yes you have cried...
already...

i will not promise the stars and walks on the shore.
no sunsets in the wind or candle-light tasting.
i will not go for the cliche and make you fall.
and yet you have fallen...
already...

you will kneel before those moments of mysterious contact.
i will fill you with uncontrollable desire for skin, unreachable thirst for lust.
i will not bleed. you'd be a fool to believe you are the one.
i will only caress your forehead, and spill my poison between your lips.
with a juda's kiss.
i will not betray you because i am who i am, you know me.
you will love me and crave for emptiness.
and fuck, you love me...
already...

i am a punisher.

a freak.

am i?

you can turn around now.
you can see me cry...
all ready...

Saturday, February 18, 2006

fuck me > i am back

i still have that drop of alcohol on my lips... and that sweet late-night kiss...
i still can taste it all...
just like i can hear pink floyd in the silence...
the grass was greener...

i still have that smoke swimming in me... and that sweet late-night kiss...
i still can feel it all...
just like i can feel the wind in complete darkness...
the water flowing... the endless river...

i am back... because a stupid blog made me feel worth being read.... worth writing...
i am back... because i am weak...
i am back...
fuck me...

Thursday, January 12, 2006

goodbye

i have come to notice, that this blog, my words, have become a necessity for me to be. an addiction...
i have also noticed, that i am not writing out of personal need anymore. but out of routine, maybe. i am not writing for me anymore, but for you to read. although i sometimes still amaze myself with stupid words, or great lines, depends...

but i have exposed a lot of myself here. a lot of my thoughts, and mostly my feelings. and i don't want that anymore.
i will put on my make-up again. i wanna be me for myself, by myself. again. shut up and go back to my papers and pens.
again...
thus...

i will stop...

wasted

yes i do believe in the stars
in daily minutes
quiet aims
in lustful missing
in poor meals
and walks on the shore
yet i have dried my tears
and squeezed my smiles
in shame
in wasted unconditional love
yes too bad
i believed in the stars
now i am back
to wishful thinking

Wednesday, January 11, 2006

jazz

« Le Jazz est partout. Tout simplement parce qu’il se nourrit de toutes les influences, le Jazz voyage, flirte avec les genres, se perd sur des chemins sinueux et, parfois, crée de nouvelles voies. »

Karim Ghattas
président du festival Liban Jazz
pour l'Orient Le Jour
www.libanjazz.com

sans titre (sans rien)

il faut toujours une raison, pour aimer. toujours une cause, pour etre heureux. il y aura toujours une espace, entre le juste et le faux, le mal et le bien, l'envie et le prejugement.
il faut toujours une raison, pour comprendre. toujours une cause, pour un lendemain. il y aura toujours une espace, entre ce que je sais faire et ce que je veux faire, entre le materiel et toi, l'actualite et moi.
il faut toujours quelque chose, une autre motivation, une raison, une cause, une espace.
il faut toujours un rien.
un rien du tout.
pour un tout.
un rien que je n'attendrais pas. des gens comme moi et toi. des gens comme nous. on aura toujours besoin de rien pour avoir une raison, une cause, une espace. pour ne jamais avoir a se dire: je suis bien, sans rien.
je ne serais jamais bien.
je reste attachee a du rien.
pour rien...

Tuesday, January 10, 2006

entre toi et moi

sans rien dire
il parle

je ne sais pas
je ne sais plus
je suis partout

je ne respire pas
je ne dors plus
je reve de tout

je ne vis pas
je ne pleure plus
je suis a bout

je ne veux pas
je ne sais plus
je cris
je te veux
je veux tout





mais moi
je sais pas
mais moi
je ne veux pas

et il y aura toujours
un 'mais'
entre toi et moi

Monday, January 09, 2006

(qu'est-ce que c'est?)

ils / elles crient:

non je ne suis pas heureux
je ne connais pas le bonheur
(qu'est-ce que c'est?)

non je n'ai pas de foi
pourquoi faut-il que j'y crois
(qu'est-ce que c'est?)

non je n'ai pas d'amis
je suis seul(e) et je m'ennuis
(qu'est-ce que c'est?)

non je n'aime personne
et personne ne pourra m'aimer
(qu'est-ce que c'est?)

ils / elles crient
non je ne vis pas
(qu'est-ce que c'est?)

Thursday, January 05, 2006

dans mes reves

je me suis endormie
fermer les yeux
perdue dans le vent
ton souffle

dans mes reves
j'ai toucher les etoiles
caresser la lune
ton visage

dans mes reves
j'ai danser sous la pluie
de petites gouttes
tes baisers

dans mes reves
j'ai pleurer avec les arbres
les feuilles mortes
tes larmes

ensuite
tu m'as reveiller
de mes reves
ton sourire

Wednesday, January 04, 2006

f like feel

Monday, January 02, 2006

a new day

and the sun came up
with the morning
it was a new dawn
a new day
the first day
of a new life
and the last
of my past

and the sun came down
with the evening
it was a new night
a new sleep
another day
but a new life
and the eyes shut
over the past

Thursday, December 29, 2005

l'etre fantome

je suis moi
tu es toi
dans la lueur des etoiles
l'espoir de l'ombre
et cette nuit souffrante
j'ai froid
malgre
la chaleur du souffle
de la respiration
du corps

tu es toi
je suis moi
sans complexes
sans aucun obstacle
des fantomes
immortels
comme ce sentiment
cette passion impossible

je veux etre moi
et toi toi
pleurer
ensemble
crier
ensemble
je meure lentement
tu dors longtemps
rien ne va plus
mais tout va bien

je suis toi
tu es moi
dans le fond de mes reves
de mes fantasmes tristes
le liquide de mes larmes
la chaleur de ton souffle

qui es tu?
est-ce que tu existes?
j'attends ton ame
ton corps
ton souffle
je nous attends
fantome de mes jours
fantasme de mes nuits

Wednesday, December 28, 2005

curieusement

Tuesday, December 27, 2005

as lonely as one

It was one
and now it is all bits and pieces
because i couldn't hold him tight
because i wasn't the right one either

It was one
and now it's gone
because i couldn't count right
because one is a small number

I used to think one was perfect
but now i am so lost
so bored
so lonely
and so cold

one became two...
three...
and still growing
and im crying
because I couldn't hold on to anyone

'one is the loneliest number'
i am as lonely as one
i am as lonely as him
in different ways
so many ways
he will never know
i am as lonely

Thursday, December 22, 2005

what you're looking for

This silence it serves no purpose
These quiet times Id rather forget
No difference to take it away
No changes from one day to the next

And You're standing on your own
Looking at all you've thrown away

And you're resting on the wrong side of time
And a face that comes and a twisted memory
Stuck in between, you still fill my mind
And suffocate me in a love that sleeps

But waking up is just so hard to do
I know

And you're far too precious
Far to dead
Keep running keep hiding away
[...]


Mat Tanner

Friday, December 16, 2005

'tear'




by Audra Erin - Pastel, 2004

Thursday, December 15, 2005

soupir

elle meurt
et se ressucite
cette pensee affamee
ce secret insolent
a chaque seconde
a chaque instant

elle est inevitable
incontrolable
cette impudeur
ce desir croissant
a chaque minute
a chaque moment

elle est evidence,

comme je respire

et comme je me tais

{ }

soupir

Tuesday, December 13, 2005

because

when it is all and it is nothing ~

when i lock up
this part of myself

when i shut my mouth
and push your lips away

when i close my eyes
and smoke my tears

when i live each day
and die the next

when i come and go
and feel nothing

when i have you
and say nothing

when i write
because i am weak

when i smile
and mean it all

when i look
because i cannot touch

when i shout
and cannot hear myself

it's a bit scary
it's a bit sacred ~

Friday, December 09, 2005

a prayer for the one

Wednesday, December 07, 2005

le gouffre

Ma vie, c'est ma pensée.

Quelle est donc cette pensée qui m'amène maintenant, à l'âge où tout le monde sourit, se trouve heureux, où l'on se marie, où l'on aime ; à l'âge où tant d'autres s'enivrent de toutes les amours et de toutes les gloires, alors que tant de lumières brillent et que les verres sont remplis au festin, à me trouver seul et nu, froid à toute inspiration, à toute poésie, me sentant mourir et riant cruellement de ma lente agonie, comme cet épicurien qui se fit ouvrir les veines, se baigna dans un bain parfumé et mourut en riant, comme un homme qui sort ivre d'une orgie qui l'a fatigué ?

Oh ! comme elle fut longue cette pensée ; comme une hydre, elle me dévora sous toutes ses faces.

Pensée de deuil et d'amertume, pensée de bouffon qui pleure, pensée de philosophe qui médite...

Oh ! oui, combien d'heures se sont écoulées dans ma vie, longues et monotones, à penser, à douter ! Combien de journées d'hiver la tête baissée devant mes tisons blanchis aux pâles reflets du soleil couchant, combien de soirées d'été par les champs au crépuscule à regarder les nuages s'enfuir et se déployer, les blés se plier sous la brise, entendre les bois frémir et écouter la nature qui soupire dans les nuits.

Oh ! comme mon enfance fut rêveuse, comme j'étais un pauvre fou sans idées fixes, sans opinions positives ! Je regardais l'eau couler entre les massifs d'arbres qui penchent leur chevelure de feuilles et laissent tomber des fleurs, je contemplais de dedans mon berceau la lune sur son fond d'azur qui éclairait ma chambre et dessinait des formes étranges sur les murailles, j'avais des extases devant un beau soleil ou une matinée de printemps avec son brouillard blanc, ses arbres fleuris, ses marguerites en fleurs.

J'aimais aussi, et c'est un de mes plus tendres et délicieux souvenirs, à regarder la mer, les vagues mousser l'une sur l'autre, la lame se briser en écume, s'étendre sur la plage et crier en se retirant sur les cailloux et les coquilles.

Je courais sur les rochers, je prenais le sable de l'Océan que je laissais s'écouler au vent entre mes doigts, je mouillais des varechs, j'aspirais à pleine poitrine cet air salé et frais de l'Océan qui vous pénètre l'âme de tant d'énergie, de poétiques et larges pensées.

Je regardais l'immensité, l'espace, l'infini, et mon âme s'abîmait devant cet horizon sans bornes.

Oh ! mais ce n'est pas là qu'est l'horizon sans bornes ! Le gouffre immense. Oh ! non, un plus large et plus profond abîme s'ouvrit devant moi. Ce gouffre-là n'a point de tempête : s'il y avait une tempête, il serait plein - et il est vide !

Gustave Flaubert
Memoires d'un fou
1838

Monday, December 05, 2005

[cette goutte]

ca fait du bien
mais ca creve aussi
de voir
[cette goutte]
d'avoir
enfin
une goutte dans nos yeux...

elle puise son liquide
[cette goutte]
du fin fond de nos coeurs
bien au fond de nos sentiments
dans des espaces cachees
qu'on avait oublier
qu'on pensait n'existaient plus

elle pompe bien fort
[cette goutte]
ce qui reste de l'ame
et le pousse a s'exploser
en forme d'eau
de purete
une goutte dans nos yeux

elle m'affaiblie
[cette goutte]
mais me raffraichie
m'annonce que
peut-etre
apres cet incident malheureux
ce moment de vide
cette goutte dans nos yeux
que peut-etre
ca ira...

Friday, December 02, 2005

countless nation army

and i'm talking to myself at night
because I can't forget
back and forth through my mind
behind a cigarette
and the message coming from my eyes
says leave it alone



seven nation army
by the white stripes

Tuesday, November 29, 2005

wine





she sat
alone
at the bar








she had an hour or two
asked for a glass of wine
she drinks nothing else anymore
water tastes like wine...

she sat
alone at the bar
she looked into his eyes
he understood she needed her wine...

she looked into his eyes
he lit her cigarette
understood she needed to smoke...

she sat
alone
at the bar
had nothing to say
he understood...
she had to be silent

so he smiled
it was all she needed...

letter

I only quote others, because i am sometimes unable to express myself... like today where no words can explain how i feel...
how i fell...

Ashraf Osman beautifully wrote:

{ And there it came, like a far familiar cry from long ago. You hear it, you turn you head, not knowing if it is in your head, boring at you, telling you that it's time you go to sleep, or if it is really out there. A voice so familiar and yet so distant that it could be from within you. You heard it, once, and never again. You strain your ears, but there is nothing but its muffled echoes in your head. Slowly it recedes into silence, into oblivion.


"We're all going to die," she said, "So what's the use of living?" You didn't know what to tell her, but you knew she was wrong. Somewhere deep inside you knew she was dead wrong. It couldn't be. Somewhere deep inside you just knew that it is nothing but the interim between two long silences after all. But that cry, that short resounding cry, makes it all worth it. You just knew she was wrong. And you knew that all she was saying was "Hold me. Hold me tight; never let go." That's all she wanted; that's all she cared for. For really, after all, that's all that mattered. And you knew it.


And then the third movement begins, begins with an old familiar melody. It transforms, it twists and turns, and writhes and convulses on the floor beneath your cold view. And then it returns, its same old familiar self, as sweet as ever, but faint. And it passes in front of you, and you, you just look on in bewilderment and amazement, you just watch it go before your eyes. It doesn't bother shut the door; the door is as good as shut in its absence. And yet till now you can still close your eyes and see its glow reflected at the inside of your retina; a halo, a spectre, nothing but a ghost. A ghost that is nevertheless just as real as you are.


So that is how I am, and that is how we are, and that is how we continue to be, a persistence of memory and forgetting, a harassment of songs, images and oblivion. You continue in me when you lose yourself, and I remain in you when I no longer exist. And yet on the way we become strangers and one and the same person, even when we look in the mirror and no longer recognize each other. For the persistence of memory is all that matters, as much as we ignore it.


I am fine, and not fine, and exuberant and ravaged and exultant all at the same time. I am nothing and everything and all and nothing in vacant repeating cycles, and you and I and him and noone once and again. What does it matter? What does matter? I don't know. I know nothing but the silence I sink in when I know I know it all. }

Monday, November 28, 2005

'etoile noire

loin de tout
et il fait noir
je ne vois rien
le desespoir
si je pouvais chasser
cette obscurite apaisante
je secherais mes larmes
les tiennes aussi
j'effacerais nos douleurs
ces dechirures
je me jetterais dans tes bras
les leurs aussi
inadaptation insolente
etoile qui ne brille pas
je ne vais nulle part
tu restes a ta place
et il se tait
le vent froid
tranquilite
mais je ne sais plus quoi faire
je veux bien essayer
et je veux bien y croire
mais je suis fatiguée
et il fait noir….

Wednesday, November 23, 2005

{ i am grateful }

i see a light at the end of a tunnel...

{ no... too cliche
i'll begin.. again }

i see hope.. a relief
a way out

{ now that's a much better start
i'll continue... }

i breathe the air with better lungs
even when i'm smoking

{ yes i'm smoking }

i need wind and cold
they make me feel more alive

i feel a desire to read

{ something i haven't felt for ages }

i have satisfaction in art
in all it's forms
in music mostly

{ will i ever be satisfied? }

i am enjoying every second

{ even when i am crying }

i am better
with my senses
with my body
with myself

i am by myself most of the time
but i am not alone


{ thank you }

Monday, November 21, 2005

i just wanna be a woman

i wanna be a butterfly
to float with the wind
above the clouds
burnt by the sunshine

i wanna be a color
in a famous painting
on a museum wall
witnessed by millions

i wanna be a water drop
tasted by a child
and cried from his eyes
back to the earth

i wanna be a word
in a sentence of a poem
from a man to his lover
written in candlelight

i wanna be a light
in an old street
where people don't sleep
and sing all night long

i wanna be a cherry
that a woman would use
to seduce her man
under dim light

i just wanna be
a woman that can be

Saturday, November 19, 2005

ce moment

il y a des moments
petits rares moments
troublants et asfexiants
mais de memorables instants
qui me tiennent au coeur...

bref...

il y a des moments
ou je regarde derriere moi
et je ne vois rien
absolument rien
aucun passé
ou tout se fige
en un petit instant
le present
la seconde
ce moment
ou je regarde devant moi
et je ne vois rien
absolument rien
ou je ferme les yeux
et je sens mon coeur
battre en larmes
battre de joie
de peur et de tristesse
et puis s'arreter
il se fige dans cet instant
ce moment
comme mes cils mes yeux mes doigts
tout s'arrete
pour un instant
ce moment
je suis complete

puis j'ouvre les yeux
et tout se bascule
tout s'evapore
comme la fumee qui sort de mes lèvres
quand je me perturbe par ces moments
ce moment

Friday, November 18, 2005

aujourd'hui

aujourd'hui je suis a cours de mots
je n'ai rien a dire
aucun sentiment
aucune expression
il peut etre matin midi ou soir
je peux porter du blanc ou du noir
je peux dormir ou travailler
parler comme me taire
baiser ou etre violee
je ne sens absolument rien
je n'ai pas faim
je suis vide
je ferme les yeux et les ouvrent
mon coeur bat et je respire
j'ai manger parcequ'il le faut
mon instinct animal est a l'eveil...

aujourd'hui je ne pleure pas
si.. une ou deux larmes
juste par habitude...

Thursday, November 17, 2005

in all i see

i saw more life
in a funeral
in a man’s womb
in my mother’s eyes
in a cockroach
in an old taxi driver
in a windless night
in a bank employee’s fake smile
in an old piano’s out of tune keys
in coffee’s taste
in a lost wallet
in torn concert tickets
in a dead bird
in paris's metro stations
in this net cafe
in a filthy ashtray
in a cut down tree
in my grand mother's hands
in an outdated chocolate wrap
in a black and white photograph of my family
in a siliconed breast
in an empty glass of wine
in make up on my tired eyes
in the woman sitting next to me
in a dark cloudless sky without stars
in a storm in the morning light
in all i see
except me

soif de larmes

il a fallu de la musique...
un mariage entre trombone et saxophone
une collision entre trompette clarinette batterie
et un vocalisme fou
une projection de lumiere liquide
des rideaux noirs
une energie incroyable
et des notes que je ne comprenais pas toujours...
...pour me faire pleurer

et il n'a fallu que ton silence
pour me faire pleurer
et des larmes que je ne comprenais pas toujours...

je ne sais plus pourquoi je pleure.
je ne peux plus controler mes larmes qui coulent sans s'arreter. elles coulent et se fondent avec des souvenirs qui ne reviennent pas, avec des moments que je ne veux pas oublier. elles s'expriment entre chaque note de musique et chaque souffle de vent. elles s'expriment dans le sombre comme dans le clair, dans le froid comme en chaleur, entre chaque inspiration et expiration, chaque palpitation du sexe ou du coeur, avec chaque cigarette que je fume ou que je ne fume pas. je pleure sans cesse je pleure. meme quand je souris je pleure. quand je dors je pleure. je fais des reves de fous et de monstres, de desillusions d'hommes et femmes que je vois chaque jour, de pleurs...

et lorsque je ne pleure pas...

c'est pour boire...

Wednesday, November 16, 2005

paperbag

I was staring at the sky
Just looking for a star
To pray on, or wish on
Or something like that

I was having a sweet fix
Of a daydream of a boy
Whose reality I knew
Was a hopeless to be had

But then the dove of hope began its downward slope
And I believed for a moment that my chances were
Approaching to be grabbed
But as it came down near, so did a weary tear
I thought it was a bird, but it was just a paper bag

Hunger hurts, and I want him so bad, oh it kills
'Cause I know I'm a mess he don't wanna clean up
I got to fold 'cause these hands are too shaky to hold
Hunger hurts, but starving works, when it costs too much to love

And I went crazy again today, looking for a strand to climb
Looking for a little hope
Baby said he couldn't stay, wouldn't put his lips to mine,
And a fail to kiss is a fail to cope

I said, "Honey, I don't feel so good, don't feel justified
Come on put a little love here in my void"
He said, "It's all in your head"
And I said, "So's everything'" but he didn't get it
I thought he was a man but he was just a little boy

fiona apple

Tuesday, November 15, 2005

tears of ink

are you careless?

I ask for a lot i know
I don't mean to
...
I expect you to understand
everything i feel
everything i say
all that i am...

but from myself to you
...
from my thinking
... my words
....... to your listening
............. your comprehension
there are so many roads
a wind blowing
a long walk
..................... . . . . . . .

i write ...
because you cannot read
i write ...
because i don't feel you anymore...
because i don't understand
not anymore
..................... . . . . . . .

i don't want to say anything
i just wanna write
and cry on my paper
ink from my eyes
down to these words
that mean nothing...

Monday, November 14, 2005

la seule route ou je peux respirer...



~









~

monochrome

Anyway, i can try anything
it's the same circle that leads to nowhere
and i'm tired now.
anyway, i've lost my face,
my dignity, my look,
all of these things are gone and i'm tired now.
but don't be scared, i found a good job
and i go to work every day on my old bicycle you loved.
i'm pilling up some unread books under my bed
and i really think i'll never read again.
no concentration,
just a white disorder everywhere around me,
you know i'm so tired now.
but don't worry i often go to dinners and parties
with some old friends who care for me,
take me back home and stay.
mochrome floors, monochrome walls,
only abscence near me,
nothing but silence around me.
monochrome flat, monochrome life,
only abscence near me,
nothing but silence around me.

sometimes i search an event
or something to remember,
but i've really got nothing in mind.
sometimes i open the windows
and listen people walking in the down streets.
there is a life out there.
but don't be scared, i found a good job
and i go to work every day on my old bicycle you loved.
anyway, i can try anything
it's the same circle that leads to nowhere
and i'm tired now.
anyway, i've lost my face,
my dignity, my look,
all of these things are gone and i'm tired now.
but don't be scared, i found a good job
and i go to work every day on my old bicycle you loved.
mochrome floors, monochrome walls,
only abscence near me,
nothing but silence around me.
monochrome flat, monochrome life,
only abscence near me,
nothing but silence around me...

a song by Yann Tiersen
hearing it live is even better

Friday, November 11, 2005

moi


je suis prisoniere d'un corps,
d'un visage, de mains,
de levres, de seins,
d'un corps que je n'ai pas choisi...

je suis esclave de ce que je suis,
de ce que j'ai appris a etre.
de ce que je sens envers toi,
envers lui.
de ce que j'aime,
ce que je crois aimer,
et ce que je n'aime pas.

de ce que je pense ne pas voir choisi non plus

serais-je jamais satisfaite?

[...] je suis un etre etrange... un animal fabuleux

Tuesday, November 08, 2005

do i believe?

I said to myself, "Come now, I will make a test of pleasure; enjoy yourself." But again, this also was vanity. I said of laughter, "It is mad," and of pleasure, "What use is it?" I searched with my mind how to cheer my body with wine--my mind still guiding me with wisdom--and how to lay hold on folly, until I might see what was good for mortals to do under heaven during the few days of their life. I made great works; I built houses and planted vineyards for myself; I made myself gardens and parks, and planted in them all kinds of fruit trees. I made myself pools from which to water the forest of growing trees. I bought male and female slaves, and had slaves who were born in my house; I also had great possessions of herds and flocks, more than any who had been before me in Jerusalem. I also gathered for myself silver and gold and the treasure of kings and of the provinces; I got singers, both men and women, and delights of the flesh, and many concubines.a
So I became great and surpassed all who were before me in Jerusalem; also my wisdom remained with me. Whatever my eyes desired I did not keep from them; I kept my heart from no pleasure, for my heart found pleasure in all my toil, and this was my reward for all my toil. Then I considered all that my hands had done and the toil I had spent in doing it, and again, all was vanity and a chasing after wind,b and there was nothing to be gained under the sun.

So I turned to consider wisdom and madness and folly; for what can the one do who comes after the king? Only what has already been done. Then I saw that wisdom excels folly as light excels darkness.
The wise have eyes in their head,but fools walk in darkness.
Yet I perceived that the same fate befalls all of them. Then I said to myself, "What happens to the fool will happen to me also; why then have I been so very wise?" And I said to myself that this also is vanity. For there is no enduring remembrance of the wise or of fools, seeing that in the days to come all will have been long forgotten. How can the wise die just like fools? So I hated life, because what is done under the sun was grievous to me; for all is vanity and a chasing after wind.c
I hated all my toil in which I had toiled under the sun, seeing that I must leave it to those who come after me and who knows whether they will be wise or foolish? Yet they will be master of all for which I toiled and used my wisdom under the sun. This also is vanity. So I turned and gave my heart up to despair concerning all the toil of my labors under the sun, because sometimes one who has toiled with wisdom and knowledge and skill must leave all to be enjoyed by another who did not toil for it. This also is vanity and a great evil. What do mortals get from all the toil and strain with which they toil under the sun? For all their days are full of pain, and their work is a vexation; even at night their minds do not rest. This also is vanity.
There is nothing better for mortals than to eat and drink, and find enjoyment in their toil. This also, I saw, is from the hand of God; for apart from himd who can eat or who can have enjoyment? For to the one who pleases him God gives wisdom and knowledge and joy; but to the sinner he gives the work of gathering and heaping, only to give to one who pleases God. This also is vanity and a chasing after wind.

Ecclesiastes - old testamen

Monday, November 07, 2005

beauty

It was one of those days when it's a minute away from snowing. And there's this electricity in the air, you can almost hear it, right? And this bag was just... dancing with me. Like a little kid begging me to play with it. For fifteen minutes. That's the day i realized that there was this entire life behind things, and this incredibly benevolent force that wanted me to know there was no reason to be afraid. Ever.

A beat.

Video's a poor excuse, I know. But it helps me remember... I need to remember...

Sometimes there's so much beauty in the world I feel like I can't take it... and my heart is going to cave in.


extract of American Beauty
directed by Sam Mendes
written by Alan Ball
with Kevin Spacey, Annette Benning

Sunday, November 06, 2005

ce peu que je connais

je connais tes levres
ta respiration
ta douleur
je connais la douceur de la peau de ton visage
et la secheresse de celle de tes doigts
je connais tes mains
comment tu touches les choses
comment tu me touches
je connais la chaleur de ta voix
la sensibilite de tes paroles
de ton sourire
de ton toucher
je connais ta sagesse
que tu la comprennes ou pas
je connais tes yeux
noirs
les façons ou tu me regardes
je connais ton atmosphere
ton effet sur moi
le sourire que tu me met sur la face
et les larmes sous mes yeux

je connais peu de choses...

et ce que je ne connais pas sur toi
j'aimerais bien le connaitre...

Saturday, November 05, 2005

fantasme triste


ils me regardent
me mattent de leurs regards
étranges yeux grands et noirs
ils s'approchent tous
me touchent
me deshabillent
me touchent encore
m'étouffent
je ne peux rien dire
ils m'embrassent,
l'un aprés l'autre
j'ai la bouche pleine
de leurs salives
et de leurs spermes
j'étouffe
mais au fond de moi
j'aime...

ils me caressent
me frottent
se frottent contre moi
me penetrent,
l'un aprés l'autre
je ne peux pas crier
ni de douleur
ni de plaisir
je ne ressens rien
je sens des frissons
au bout de mes seins
je sens leur haleine
ils inspirent
ils expirent
je ne peux plus respirer
ils vont
ils viennent
ils tremblent
ils jouissent,
l'un aprés l'autre
de moi
en moi
avec moi
l'un aprés l'autre
ils ferment les yeux
je les ouvre
ils me regardent
ils se taisent
ils se calment,
allument leurs cigarettes
et fument

je pleure...

Thursday, November 03, 2005

thoughts



this is where my thoughts will lie. thoughts of you. thoughts on wind. thoughts of mine. anonymously...